jeudi 6 février 2014

    Mémoire support de la conscience.


   
    Pourquoi le pouvoir joue avec notre mémoire collective, pourquoi il senseur, interdis, rogne, efface ou retouche. Pas d'exception toutes les couleurs culturelles on le même objectif, et     divergent juste dans la méthodologie. Les russes effacent, les chinois gomment, et les américains préfèrent noyer dans la masse.

    Même en privé, on découpe encore les images pour écarter les ex de tout genre. Pourquoi, pour tenter de changer le réel, conjurer l'imperfection doctrinaire du présent en redéfinissant notre passé. en cherchant a manipuler notre mémoire. Qui n'a pas chercher a oublier un instant de ridicule, ou d'utilisation. Qui n'a pas chercher à s'affranchir d'une blessure en lui donnant une importance moindre, la tournant parfois même en ridicule. Refuser de se souvenir c'est ne pas vouloir prendre conscience, refuser l'apprentissage de l'expérience vécu.

    Mais l'esprit peut bien chercher a se manipuler, il se retrouve toujours rattrapé par l'inconscient ou une photo retrouvé au hasard. L'image vient alors nous fouetter de plein fouet. Alors peut être la conscience peut commencer. Nous ne pouvons pas tuer la mémoire, juste l'occulter quelques années. l'oubli volontaire devient le mensonge par omission que nous nous infligeons.

    La mémoire peut nourrir la conscience que si nous ne cherchons pas à en perdre le sens, car alors nous prendrons bien des détours pour retrouver notre vérité.

    L'image globale se fait et se redéfait, et nous n'en pouvons pas grand chose, mais nous avons la maitrise de notre image, de notre identité et de nos choix photographiques.
Libre à nous de construire un présent riche de tout se que nous avons été.

M


Loin de nous cette image pleine de strass et de brillant,  cette imaginaire du réel, transformé en faux souvenirs destinés à créer notre légende sur les réseaux virtuels. 
Esthétique aux allures de fantômes, vieillissement prématuré aux accents nostalgiques autant d'inutile photo me direz vous. Non derrière le fart trope coloré se cache l'humanité du vivant.

Le kitch de nos mensonges ne suffit pas à laisser perdre une certaine humanité.
Mais surtout l'image vient offrir à notre mémoire un support de précision incomparable.
De la couleur de tes yeux, je peu me délecté ici et maintenant en retrouvant chaque détail que mon esprit si simple est incapable de reproduire avec exactitude.
C'est bien là un des paradoxe de la mémoire, c'est qu'elle recrée sa propre réalité simplifié, schématique pour ne devenir qu'un simple référence a notre cheminement actuel. 

Alors nous pouvons bien faire un peu de mack-up, il restera toujours une trace suffisante pour animer notre regard sensible, et nourrir notre pensé d'une mémoire additionnel. 

Aucune mémoire n'est vrai, mais commençons à les mélanger, les mixé et le souvenir se fait, une autre réalité se crée.
Madrid